Et puis avec l'histoire de la mésange, il a fait très fort pour sa cote de popularité...
Je ne sais pas où il a appris à chasser ce bougre de Prosper, quand même pas sur son balcon esquiché de Marseille où il habitait avant chez Mémène. Toujours est-il que l’autre jour, il a attrapé un oiseau, un vrai : une mésange. Nous, Boulégon et moi, on était sidéré, nous qui n’arrivons tout juste qu’à attraper des bombyx ou autres papillons de nuit.
Bien sûr, je vois déjà poindre la critique : une mésange, un si joli oiseau : pourquoi n’a-t-il pas plutôt attrapé un de ces stupides pigeons qui grouillent sur les graviers.
A cette critique, je répondrai ceci : tout d’abord les pigeons ne sont pas aussi stupides que cela sinon on serait déjà arrivé à en choper un, Boulégon ou moi, ensuite parce qu’il a capturé ce qu’il a pu, Prosper et enfin une mésange, c’est plus photogénique qu’un pigeon alors pour mon journal c’est bien mieux, n'est-ce pas ?
Mais ce qu’il a fait de super, Prosper, c’est qu’il n’a pas joué très longtemps avec la mésange. Très vite, il nous a laissé jouer avec, et nous, Boulégon et moi, on s'est bien amusé aussi.